L'HISTOIRE DES ATOUTS
L'histoire des Atouts, c'est près d'un siècle d'élevage et une jument fondatrice dont la lignée n'a jamais cessé de marquer le trot français. Retour sur les chevaux et les générations qui ont façonné l'élevage.
1930
Henri Barbé
Dame d'Atout, la fondatrice
Installé en Mayenne, à Pré-en-Pail, Henri Barbé achète la jument Dame d’Atout et, au terme de sa carrière de course, la met à la reproduction.
Elle lui donnera onze poulains : en gardant les femelles pour en faire des poulinières, il pose la première pierre de l’élevage — et donne naissance à l’affixe « Atout ».
1947
Francis Barbé
Dame d'Atout II, la matrone
La transmission se fait de père en fils : Francis Barbé reprend le flambeau.
C’est sous son ère que la famille achète, à un notaire du Merlerault, Dame d’Atout II (par Quinio).
Victorieuse sous les couleurs maison, elle devient la véritable matrone de l’élevage ornais et lègue son nom à toute la lignée.
De cette jument descendront, des générations plus tard, tous les champions de la maison.
1970
Guy Barbé
Manille d'Atout, la souche relancée
C’est le tournant de l’élevage moderne.
Jeune éleveur, Guy Barbé part racheter dans le centre de la France la jument Manille d’Atout (par Tamerlan) et en fait sa première poulinière.
Un choix décisif : c’est d’elle que naîtra, branche après branche, toute la dynastie contemporaine — d’Une d’Atout jusqu’aux cracks d’aujourd’hui. Guy relance la souche et oriente durablement le destin des « Atout ».
1980
Noble Atout
Le premier grand champion
L’élevage accède à l’élite avec Noble Atout : 890 000 € de gains, vainqueur des Critériums des 3 et 5 Ans et du Prix de Paris 1987, 5e du Prix d’Amérique 1986 puis 4e l’année suivante.
Le nom des Barbé s’inscrit pour la première fois au plus haut niveau.
1986
Uno Atout
La consécration confirmée
Six ans plus tard, Uno Atout prolonge la réussite avec panache : 1 600 000 € de gains, lauréat du Prix de Normandie et du Prix du Cornulier (1995), 2e du Prix de Paris et 5e du Prix d’Amérique.
Deux générations de champions, une même réussite.
2007
Philippe Barbé
Le Grand Bouveuche & la SCEA du Beaumanoir
Philippe Barbé, quatrième génération, achète le domaine du Grand Bouveuche, à Saint-Léger-sur-Sarthe dans l’Orne, et fonde la SCEA du Beaumanoir.
Il y mène de front élevage de trotteurs, bovins et cultures, et donne à l’élevage son cadre actuel.
2010
Topaze d’Atout
La poulinière en or
Une nouvelle reine s’impose à la reproduction : Topaze d’Atout (par Coktail Jet), elle-même semi-classique sur les pistes.
Mère exceptionnelle, elle donne Eridan (Critérium Continental), Héra d’Atout, et les deux futurs cracks de la maison.
Sur la même période, Opaline d’Atout dépasse les 654 000 € de gains.
2019
Gunilla d’Atout
Le doublé des Critériums
Fille de Topaze, Gunilla d’Atout porte les couleurs familiales au sommet : doublé Critérium des 3 Ans / Critérium des 4 Ans (Groupe 1) et plus de 440 000 € de gains.
L’élite, à nouveau.
2023
Krack Time Atout
Le nouveau crack
Fils de Topaze d’Atout et de Face Time Bourbon, Krack Time Atout enchaîne le Prix de Berlin l’été, puis enlève le Critérium des 3 Ans (Groupe 1) à Vincennes le 17 septembre, sous le vert et noir de la famille.
Il offre du même coup à son père Face Time Bourbon son tout premier Critérium en tant qu’étalon.
Aujourd'hui
Philippe & Léa Barbé
Cinq générations, un étalon maison
Double vainqueur de Groupe 1 (Critérium des 3 Ans et Prix Ourasi), riche de 7 victoires et plus de 650 000 €, Krack Time Atout est devenu étalon maison : ses premiers foals sont nés au printemps 2025.
Avec une trentaine de poulinières et plus de 300 naissances à son actif, l’élevage des Atouts perpétue, à la quatrième et la cinquième génération, près d’un siècle de passion du trotteur français.
